Colombie : la Côte Caraïbe

15 mars : 5 heures du matin, réveil, le taxi vient nous chercher à 6h30 pour nous emmener à l’aéroport (avion à 9h45), mais l’aéroport se trouve à 1 heure de route du centre de Medellin. Nous partons en « vacances » sur la côte Caraïbe, première étape : Santa Marta et sa région. 6h45, départ avec Andrés (taxi), ça roule super bien : top on sera à l’heure. Mais non : gros accident sur « l’autopista » (chocs entre 3 voitures et 1 moto ça craint, mais ce n’est pas une surprise compte tenu de la conduite locale !!!) : tout est bloqué. Rien n’avance, on est fait comme des rats. Au bout d’une heure ½ ça bouge légèrement ce qui permet à Andrés de pouvoir se dégager de l’autoroute et prendre un autre itinéraire, mais par la montagne, donc redescendre en ville et repartir direction aéroport, si on a l’avion on aura eu de la chance. Il fait son maximum, mais nous arrivons à l’aéroport trop tard. L’enregistrement des bagages pour notre vol est clos. Heureusement nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. Après maintes et maintes discussions, plus ou moins animées comme toujours en Amérique du Sud, avec la présence d’un garde privé armé (revolver à la main comme on le distingue bien sur la photo !!!!) près du comptoir pour tempérer tout ça, la compagnie VivaColombia a réussi à caser tous les retardataires dans un autre vol pour Santa Marta à 17h35.

une franche et virile discussion au comptoir de VivaColombia lol

La journée se passe et on embarque enfin. Nous arrivons à Santa Marta à 18h45 (il fait nuit et encore 29° c’est top), allez hop un taxi pour nous rendre près du quartier historique où nous logerons cette semaine. Nous avons loué un Airbnb chez Carolina, qui nous attend et nous accueille avec un bon café colombien. Vite une petite tienda où nous achetons riz et sauce tomate : repas rapide pour ce soir. Douche froide ou plutôt fraîche. Sur la côte caraïbe, 80 à 90 % des habitations n’ont pas d’eau chaude : pas nécessaire. La première fois ça surprend, après c’est plutôt agréable ça rafraichit super bien avant d’aller dormir, car ici on souffre de la chaleur😅. Santa Marta est la ville espagnole la plus ancienne d’Amérique du Sud, célèbre car c’est ici que mourut Simón Bolívar (le héros de toute l’America del Sur, El Libertadore) le 17 décembre 1830.

16 mars : cette nuit nous avons été obligés de dormir avec la clim, tellement il faisait chaud. Nous sommes sous les tropiques : le jour se lève tôt : du coup nous aussi. Nous partons pour une première découverte de la ville. Nous logeons dans un quartier populaire, c’est super animé : des marchands ambulants, de la musique qui sort de tous les magasins, c’est à celui qui mettra la sienne la plus forte. Les gens sont souriants. Ce n’est pas le quartier habituel des touristes étrangers. Après un bon bain de foule et de chaleur, nous rentrons au frais : on ressort en fin d’après-midi pour une nouvelle balade en ville et le long de la mer sur le Malécon (souvenir de La Havane) pour contempler un super coucher de soleil.

17 mars : Gros programme aujourd’hui : nous allons à la plage qui se trouve à 10 minutes à pied de l’appart. Tels des retraités privilégiés en vacances !!!, on s’installe sous des petites toiles protectrices du soleil avec chaises, parfait pour profiter de l’eau (25°), baignade, relax max, etc…. Vers 14 h, il fait vraiment chaud : on rentre au frais. On ressort plus tôt qu’hier pour profiter de se balader dans la vieille ville. Ce n’est pas super joli, mais c’est très sympa et agréable. On apprécie vraiment la gentillesse des gens, et leur sourire. Pourtant la vie n’est pas simple pour certains, dans ce pays on voit nettement les différences entre catégories sociales, et la vie courante est assez rude : on a assisté par hasard à l’interpellation très « musclée » (avec coup de poing dans le ventre) de 2 voleurs par la police colombienne .

18 mars : voilà après 2 jours de bulle, on a rechargé les batteries, nous sommes à nouveau prêts pour les découvertes. Nous partons en bus pour la petite ville de Minca qui se trouve en montagne dans la Sierra Nevada à environ 1 heure de Santa Marta. Nous arrivons au village, on trouve qu’il y a beaucoup de monde. En route sur le chemin qui nous mène à Pozo Azul (une jolie cascade dans la montagne). Après une petite marche d’une heure sur une piste très fréquentée, voitures, motos etc… nous y arrivons et là surprise : c’est la fête. C’est dimanche et de nombreuses familles sont venues ici pour partager le repas dominical. On peine à trouver un rocher de libre, mais une fois installés, c’est sympa d’observer des gens en train de trinquer les pieds dans l’eau, les enfants jouer, les parents préparer le barbecue. Nous qui voulions du calme : c’est raté mais il y a une bonne ambiance lol. Ce qui nous surprend c’est le nombre de personnes dans l’eau, alors que celle-ci est un peu fraîche à notre goût : nous, on n’y trempe que les pieds. Mais ça fait du bien. Ici la fraîcheur (toute relative) attire les habitants. Après un grand moment de détente, nous redescendons jusqu’à Minca, une limonade bien fraîche et hop bus pour Santa Marta.

19 mars : Ce matin, nous prenons un collectivo (bus local) pour nous rendre jusqu’au parc National Naturel de Tayrona à environ 2 heures de route de Santa Marta.

une chanteuse dans le colectivo :

Le parc se situe à la fois sur la terre (150 km²) et en mer (30 km²), dans la Sierra Nevada de Santa Marta. C’est le 2ème parc national colombien le plus visité. Il fut créé en 1969. Les amérindiens « Tayronas » y vivaient auparavant mais ont été exterminés par les conquistadores. Arrivés à El Zaino, nous sommes à l’entrée du parc et de là nous prenons le minibus qui nous transporte jusqu’au départ des sentiers de randonnée. Nous partons à travers la forêt (il fait bien chaud) par les chemins aménagés. Superbes paysages de forêt équatoriales, plages et mer. Nous entendons plein d’oiseaux chanter, mais on n’arrive pas à les voir. Marie fait très attention, car les serpents sont légion dans la forêt (30 espèces différentes recensées) heureusement pas vus. Après 2 heures de marche environ, nous arrivons à la plage appelée « piscina« , car protégée des vagues par d’énormes rochers, où nous nous posons et nous baignons. Le pied : marche, puis baignade dans la mer des Caraïbes on se dit qu’on a vraiment de la chance. Vers 15h30, on prend le chemin de retour, arrivés à Santa Marta, on trouve que c’est vachement calme : les boutiques sont fermées, peu ou pas de marchands ambulants, heureusement le supermarché du coin est ouvert. On se renseigne : 19 mars : St Joseph = férié, ceci explique cela. Il faudra qu’on fasse attention la semaine prochaine : semaine sainte : 2 jours de férié : jeudi et vendredi!!

20 mars : Nous rejoignons Alba (la maman de Maria) que nous avions rencontrée en Bolivie, pour une journée plage à Belo Horizonte. Alba habite à Baranquilla, une grande ville à deux heures de Santa Marta, et vient souvent à Belo Horizonte pour ses « vacances de retraitée ».  Située beaucoup plus près de l’aéroport que de la vieille ville, c’est la zone très touristique où se trouve la majeure partie des hôtels, des résidences de vacances, des restaurants etc… bref toute l’activité touristique. Beaucoup de colombiens viennent y vivre ou passer des vacances, ça ressemble tout à fait à une station balnéaire française de la Côte d’Azur. Nous passons une super journée farniente avec Alba.

Nous en profitons aussi pour faire un tour chez le coiffeur. Ce sera la dernière fois du voyage et comme d’habitude c’est une réussite totale lol, c’est certain on regrettera de ne plus faire le tour du monde des coiffeurs. Du coup Marie en établit le classement  : 1er ex æquo : Colombie/Malaisie, puis, Népal, Chili, Argentine, Nouvelle Calédonie, et les pires (pour la couleur s’entend) ex æquo : Japon/Sri Lanka, par contre pour le confort et l’attention portés aux clients : Japon / Malaisie, pour les prix : le moins cher : Népal, les plus chers Japon/Nouvelle Calédonie. Autrement, tous ont été charmants même si parfois ce fut un peu difficile de se faire comprendre pour obtenir la couleur souhaitée, par contre pour Daniel c’était plus simple : « short » ou « corto » selon le cas et tout va bien lol.

21 mars :  8h00, des connaissances d’Alba, Franco et Paola (un couple Chilien-Colombienne) qui doivent se rendre dans la zone frontalière du Vénézuela nous récupèrent afin de nous déposer à Palomino. Cette petite ville proche du Vénézuela, « coincée » entre la Sierra Nevada de Santa Marta et la mer caraïbe, dispose d’une des plus belles plages de Colombie. C’est à cet endroit que vivent les Wayuu en marge du monde actuel pour certains, on en a aperçu quelques uns marcher sur la plage. (Les Wayuu sont un peuple amérindien, connus sous le nom de Guajiros (province colombienne de La Guajira), et qui vivent à la frontière de la Colombie et du Venezuela. Ce peuple amérindien est le plus important de Colombie et du Venezuela quant au nombre d’habitants, avec 8 % de la population de l’État vénézuélien Zulia et 45 % de la population du département colombien La Guajira, soit plus de 500 000 personnes. cf wikipédia).

Amérindien Wayuu :

A Palomino, règne l’esprit « routard » qu’on ne trouve pas ailleurs en Colombie. Nous traversons le village  pour nous rendre par la « route principale » (en terre) jusqu’à l’immense plage. On peut s’y baigner, en étant prudent : beaucoup de vagues et surtout des courants très forts. Nous nous installons tranquillement à l’ombre avec fortes doses de crème solaire ce qui ne nous empêchera pas de cuire un peu. Nous passons une journée à glander, à regarder les apprentis surfeurs, à se baigner en faisant bien attention aux belles vagues.

On a même eu droit à droit à une séance photos de tops model locaux sur le sable, la grande classe on était en extase devant les miss lol. (euh!)

En fin d’après-midi, Franco et Paola nous retrouvent et retour à Santa Marta en admirant les montagnes de la Sierra Nevada et la mer des caraïbes sous le soleil couchant.

22 mars : Journée relativement calme, nous sortons seulement en fin d’après-midi « à la fraîche » pour déguster une superbe glace « vanille/arequipe » miam miam et nous balader encore dans les rues de la vieille ville, on finit sur le Malécon afin d’admirer (encore et encore) le coucher de soleil sur la mer des Caraïbes : on ne s’en lasse pas.

23 mars : dernier jour à Santa Marta, ce matin Alba et Maria nous rejoignent à l’appartement et nous partons prendre le petit déjeuner dans les vieux quartiers. Nous passons un agréable moment tous les 4. Merci à elles d’être venues nous dire au revoir en espérant pouvoir nous voir à nouveau un jour quelque part dans le monde.

A 13h00, nous grimpons à bord du minibus de la Société Marsol qui va nous conduire à Cartagena de India, à 240 km d’ici. Nous suivons un moment la côte et ses villages de pêcheurs. Ce sont des villages très pauvres où les gens n’ont pas l’eau courante, et vivent à côté de tas d’immondices. Nous traversons aussi de jolis paysages, heureusement. Vers 17h00 nous arrivons à l’entrée de Cartagena et prenons un taxi qui nous conduit jusque chez Carlos où nous avons réservé un Airbnb, dans le quartier très populaire de Canapoté. Nous sommes ravis : nous sommes dans une maison avec grande terrasse couverte où nous pourrons manger et glander (deux hamacs !). La maison se trouve au milieu de plein d’autres : immersion garantie, musique (salsa et bachatta) à gogo. Nous apprécions l’ombre de la terrasse ainsi que le vent qui nous rafraîchit (il fait 35°). Après installation nous traversons la route pour quelques courses, pour ce soir et demain matin, dans la tienda (épicerie) toute grillagée, on échange aussi quelques mots avec un couple de retraités assis sur leur terrasse, qui nous vendent 2 bières bien fraiches, sympa les retraités colombiens lol.

Cartagena de Indias : Cartagena fut fondée en 1533 par le conquistador
Pedro de Heredia sur le site du village amérindien de Calamari. Elle devint rapidement
une ville prospère, mais en 1552, un important incendie détruisit un grand
nombre de ses bâtiments en bois. Depuis lors, les seuls matériaux de construction autorisés furent la pierre, la brique et la céramique. En peu de temps, la ville se développa pour devenir le principal port espagnol sur la côte caraïbe et le plus important point d’accès vers l’intérieur des terres au nord de l’Amérique du Sud. Elle servit par la suite de lieu de stockage des richesses extorquées à la population locale attendant d’être exportées vers l’Espagne, et devint alors une cible de choix pour toutes sortes de pirates et flibustiers sévissant dans la mer des Caraïbes. (hé hé Jack Sparrow 😉)

24 mars : Ce matin, beau soleil et petit déjeuner en terrasse avec musique caribéenne en fond sonore, on apprécie. Nous prenons un taxi pour le centre historique de Cartagena. Nous sommes déposés près de la Plaza de la Aduana et partons pour une première découverte à l’intérieur de la ville fortifiée (Barrios El Centro et San Diego) El Centro abritait auparavant les classes aisées, les classes moyennes habitaient dans San Diego, les pauvres étaient en dehors des fortifications, pas de chance!. Première balade sur les fortifications (il y a 16 km de fortifications autour de Cartagena) d’où la vue sur la mer (bien agitée) et sur la ville est très sympa. Puis nous nous « perdons » comme nous aimons si bien le faire pour admirer. Nous sommes ravis, la ville est vraiment jolie, les maisons très colorées, beaucoup de places ombragées…. Après 3 bonnes heures de balade, et après avoir dégusté de délicieuses crêpes avec glaces et fruits, nous décidons de rentrer nous mettre au frais.

25 mars : C’est dimanche, il fait beau et chaud et nous avions décidé, à priori, de ne rien faire de particulier. On reste « chez nous » en terrasse  et on en profite pour préparer la dernière étape de notre tour du monde (et oui il va falloir songer à rentrer) : l‘Afrique du Sud. Belle journée de repos constructive avec détermination de l’itinéraire, et réservations de la voiture et des chambres d’hôtels, on sait s’occuper finalement un dimanche à la ville.

26 mars : 11 mois que nous avons quitté la maison ! Nous repartons sous le soleil matinal en direction de la vieille ville que nous continuons à explorer, les rues sont belles : les maisons colorées, des fleurs aux balcons… . A chaque rue nous sommes admiratifs. Au programme ce matin la visite du musée historique de Cartagena. C’est ici que siégeait le tribunal de l’Inquisition, et au rez-de-chaussée sont exposés notamment des instruments de tortures utilisés pendant cette horrible période. Les “crimes” les plus courants dénoncés étaient la magie, la sorcellerie et le blasphème. Environ 800 personnes y furent condamnées à mort et exécutées. Au fil de la visite on découvrira des informations sur la vie à Cartagène au XVII et XVIIIème siècles. A l’étage se tient une exposition photographique sur les femmes engagées dans les conflits (Colombiennes dans les FARC et Kurdes dans l’YPG) superbes photos de l’iranienne Newsha Tavakolian. (copyright oblige pas pu prendre de photos)

Semana Santa oblige : les églises font le plein dans ce pays hyper catholique :

Après cette visite vraiment très intéressante  nous allons prendre le frais (et des glaces) sur la place Bolivar. Il y a du monde, et plein de pigeons (le pantalon de Daniel s’en souvient, mais Marie sera également visée et touchée dans l’après-midi, balèzes les pigeons colombiens lol).

Statue du Général « Alcazar » vainqueur du Général « Tapioca » !😂

c’est dur, il fait chaud :

Et on repart, direction le quartier de Getsemani, moins pimpant mais tout aussi intéressant et plus vivant que San Diego. À l’époque coloniale, cette partie de Carthagène abritait les classes ouvrières. Après une pause grin-grin avec musique locale, bien au frais dans un très joli restaurant, nous repartons nous balader avant le retour à la casa.

27 mars : Aujourd’hui visite du château San Felipe de Barajas. Cartagena fut la proie de plusieurs attaques de pirates (entre autres) la plus connue est celle du corsaire anglais sir Francis Drake : celui-ci pilla le port en 1586 et accepta “gracieusement” de ne pas détruire la ville après s’être vu remettre une rançon de quelque 10 millions de pesos, qu’il rapporta en Angleterre. C’est pour se prémunir de toutes ces attaques que les Espagnols édifièrent des forts autour de la ville, dont le Castillo San Felipe de Barajas. C’est grâce, notamment à ce fort superbement bien conçu, que les Espagnols battirent les anglais en 1741. Pourtant les forces étaient inégales. Du côté anglais : 25000 soldats et 186 navires, du côté espagnol : 2500 hommes et 3 navires !! Mais l’officier Blas qui commandait la défense espagnole avait bien préparé son coup. Il est considéré comme le sauveur de Cartagène, mais il est mort au combat bad luck. Belle revanche de l’Espagne sur l’Angleterre qui avait battu « l’invincible Armada » en 1588 (vraiment bien rancuniers ces Espagnols). Le château/forteresse est bâti sur la colline San Lázaro : stratégique : point culminant offrant une vue à 360° sur la ville, la mer, etc… Nous nous promenons sur les remparts, dans le fort et les souterrains, c’est top il y a du vent ce qui est appréciable au vu du thermomètre (35°). On nous avait dit qu’il faisait chaud à Cartagène : on confirme mais c’est quand même bien agréable quand on pense à ceux qui se caillent en France.

Nous terminons notre visite et partons en direction de la vieille ville. Nous voulons visiter le museo del Oro. Tout petit musée comparé à celui de Bogotá, mais intéressant aussi. Le temps passe vite, il fait une petite fringale : une glace mangée rapidement (ça fond, ça fond) puis nous repartons à la maison nous mettre au frais.

28 mars : En route pour l’embarcadère Muelle de la Bodeguita pour prendre le bateau en direction de las Islas del Rosario : archipel de 27 petites îles (voire très petites) coraliennes qui est classé Parque Nacional  :  Natural Corales del Rosario y San Bernardo. Nous avons traité avec la Société Dolphin Tours. Le départ est prévu à 9h00, mais Amérique du Sud oblige, vu le bazar ambiant, nous ne partons qu’à 9h45. Nous traversons la Bahia (baie) de Cartagena avec vue sur Bocagrande, le quartier touristique par excellence (grands immeubles type Gold Coast australienne, restaurants, centres commerciaux etc…) avant de rejoindre la haute mer par le détroit de Bocachica, en passant entre la Batería (batterie de canons) de San José et le Fuerte (fort) de San Fernando.

Là ça commence à brasser un peu plus. Après une bonne heure de navigation, nous arrivons sur la Isla de San Martin de Pajarales où il n’y a qu’un aquarium à visiter. Nous pensions pouvoir nous baigner, mais non pas possible : donc on reste au frais, en se désaltérant et en regardant les touristes, les marchands ambulants de colifichets et autres joyeusetés. Nous sont proposées crevettes et langoustes, conservées à l’air ambiant sans système réfrigérant, avec juste une personne qui agite faiblement un petit éventail pour éloigner les insectes, Marie n’en a pas acheté (elle est assez délicate, non?? les locaux en mangent et semblent apprécier, eux. Lol).


Nous reprenons le bateau en direction de l‘Isla Barù pour la Playa Blanca. Là c’est la surprise : mer bleu et turquoise, magnifique plage de sable blanc mais sur quelques mètres disponibles, avec l’implantation de paillotes, tentes de protection solaire, parasols, matelas, hors bords, bateaux de touristes qui posent leur « cargaison » directement sur le sable, musique à fond la gamelle etc…. C’est assez délirant,  il y a une population au m² assez conséquente mais tout se passe dans une atmosphère bon enfant. On va déjeuner dans une paillote (du poulet avec du riz , surtout pas de poisson relol), où nous rencontrons deux jeunes Honduriens bien sympas. Compte tenu de la surfréquentation de la plage et c’est pas peu dire lol, on loue un emplacement à l’ombre et hop direction la mer qui est « super bonne ». Après deux heures de baignade et de farniente, le bateau vient nous récupérer : pas d’embarcadère, on monte comme on peut, c’est folklo.

On quitte la plage et on constate que la mer est beaucoup plus agitée qu’à l’aller. Le retour sera assez mouvementé. Le pilote du bateau (40 personnes avec leurs gilets de sauvetage super bien attachés) accélère dans les vagues, on se croirait dans une attraction d’Euro Disney à la puissance 10. Le bateau tape avec un énorme bruit sourd lorsqu’il retombe dans les creux des vagues et on se fait copieusement arroser. Pas un mot dans le bateau plus personne ne parle, on sent un peu « d’appréhension » surtout quand des vagues sont plus hautes que l’embarcation, mais l’aventure c’est l’aventure, et en plus il fait super beau, on a tout pour nous lol. Bon après cette séquence émotion non prévue au programme et au bout d’une heure de navigation on arrive enfin à bon port à Cartagena, bien mouillés et poisseux. Nous allons faire quelques courses et rentrons à la casa, ravis d’avoir pu profiter d’une mer chaude, du soleil colombien et d’une petite excursion bien tranquille 😂😀.

Dans le bateau, c’est un peu serré !

29 mars : journée détente : on rédige le blog, on trie les photos, bref on ne fait rien de spécial dans la journée. Vers 17h30 nous partons en ville (un petit coucher de soleil ça ne mange pas de pain et ça fait du bien !). La ville est bondée, du monde partout, de la musique : tout va bien.

A 19h00 nous retrouvons Dominika (suisse allemande rencontrée en Bolivie) pour une bière sur le roof-top du Mirador Bar. Vers 20h00 nous partons en sa compagnie au restaurant Zaitún où deux amis à elle nous rejoignent (Martin et Kristian). Dîner excellent et convives très sympas. On a même goûté l’Aguardiente colombienne (liqueur anisée contenant un alcool de canne à sucre qui se boit glacée avec du citron vert légèrement salé) Marie n’a pas plus aimé que ça, mais Daniel si (lol💪).

Après le repas ils nous entraînent (on ne s’est pas fait prier !) au Bazurto Social Club. Il y a foule, on est complétement déshydratés et on est obligé de déguster les spécialités locales (bière et aguardiente) pour prévenir un malaise (toujours bien suivre les recommandations médicales quand on voyage!) . Les gens dansent au son de la Champeta (style musical typique de Cartagena), de la salsa, la bachetta etc… même Daniel a dansé !!! Belle soirée, on a vraiment apprécié et bien rigolé.

30 mars : dernière journée de vacances à Cartagena. Nous paressons sur la terrasse, puis partons faire une dernière petite virée en ville, on ne s’en lasse pas, et puis cet après-midi, il n’y pas grand monde dans les rues, ce n’est que du bonheur. Nous visitons une jolie expo de peinture. Après nous être régalés d’une glace, nous rentrons à la casa à pied, par le bord de mer. Le vent est très fort, les vagues passent par-dessus les murets, et le sable vole dans tous les coins formant comme des congères. La douche est plus que nécessaire pour se débarrasser du sable qui nous colle à la peau : peeling assuré.

31 mars :   9h00 : Direction l’aéroport, ce matin nous quittons Cartagena (avec ses 30/35°) , où nous avons passé un excellent séjour,  pour Bogotá (avec ses 13° et où il pleut comme très souvent) où nous resterons une nuit.

 

Voila notre balade en Amérique du Sud se termine, et comme vous avez pu le constater au fil de nos articles on a beaucoup apprécié les pays visités. On conservera un super souvenir des rencontres faites et plus particulièrement celles avec Dominika, Maria et Alba. Demain départ direction l’Afrique du Sud pour Cape Town et sa région dernière étape de notre tour du monde. A bientôt pour dévorer le récit de la fin de nos toujours incroyables aventures lol.

20 réflexions sur “Colombie : la Côte Caraïbe”

  1. hello les voyageurs ! profitez bien des derniers jours en Afrique du Sud, vous allez terminer en beauté de tour du monde !
    merci pour vos récits et photos, guillaume prend des cours de bachetta c’est chaud !!!! et difficile aussi !! la chaleur n’est pas la même …quoique…
    gros bisous à bientôt.
    coco

  2. on voit que plus la fin approche et plus vous vous lâchez!! c’est super de retrouver des connaissances rencontrées dans d’autre pays précédemment! ces rues avec ces bâtisses si colorées sont vraiment très jolies! par contre on voit bien que sur la playa bianca c’était l’heure de pointe!
    Je dirais bien profitez au max, mais il semble que vous ayez déjà bien compris le concepte!

    gros bisous

    • Coucou Danielle, ça nous a fait du bien ce séjour sur la côte Caraïbe. Comme tu dis on en a bien profité. Tout va bien en Afrique du Sud.
      Bises et à très bientôt.

  3. Coucou les aventuriers…
    On aimerait bien avoir un peu de chaleur et de soleil, c’est pas très sympa de tout garder pour vous !!!
    Enfin profitez, profitez…
    C’est vraiment génial tous ces magnifiques paysages et ces rencontres que vous faites.
    Bon voyage en Afrique du Sud, Titouan y part début mai.
    Bises à vous 2

    • On profite compte sur nous. Promis on essaie de ramener soleil et chaleur, dit à Titouan d’apporter la pluie ici, ils sont demandeurs : Cape Town et sa région sont en très grande sécheresse : moins de 50 litres d’eau par jour/personne. Bises

  4. Les pigeons qui canardent ça vous change des mouettes à Essaouira ! C’est un gilet que j’avais « perdu » dans la bataille !!!

  5. Dis donc Marie, tu vires blonde hein fais gaffe !! bon visiblement vous avez un très bon estomac ou vous allez revenir avec un joli taux de cholestérol lol. Je vois que ça joue les d’jeunes dans les bars !! c’est bien vous ça. Très bonne continuation et joyeuses paques mes cloches ah ah ah. Bisous

    • Coucou la Rouge. Tout va bien ne t’inquiètes pas on a le métier. Et les bars c’est pour se désaltérer, pour éviter insolation et coups de chaud UNIQUEMENT pas par vice ça se saurait.
      Allez gros bisous et à bientôt

    • tellement sympa de vous lire les bronzés « recoiffés »… odeurs senteurs couleurs sable, vagues ,mer turquoise ,rue bruyante, bus ou bateau bondés ,calme , musées , musique , glaces ( « 4xjour??? ) restau ….: quelles belles cartes postales des caraïbes!!
      bonne poursuite de periple et..p’t’être au 28 à la salle G.D

  6. Happy easter les aventuriers
    Que de belles aventures … On a hâte de vous voir en chair et en os …
    Belle dernière decouverte …
    Gros bisous
    Michel Odile
    Émile mick Lenny
    Et votre Fan club de Choisy

    • Eh super merci pour votre message qui nous fait grand plaisir. Contents de revoir prochainement tout le monde mais soyons francs on continuerait bien sur notre lancée. On a encore plein de destinations en vue. Bises à tous

  7. j’ai adoré vous lire comme d’habitude Bisous à vous deux Sandrine 😘😘😘

  8. Merci, les cousins, pour tout ce que vous nous faites vivre,
    pour votre temps passé à la rédaction de vos textes.
    Bonne fête de Pâques !
    Bises de Madeleine et Gabriel

    • Hé les cousins du lac Léman. Super de vous lire. Oui on passe du temps à rédiger mais du plaisir et ça nous occupe des fois qu’on s’ennuie 😂😂😂 grosses bises

  9. Hello les copains luisants, je vois que c’est toujours aussi bien ce voyage autour du monde! profitez car le retour est proche!
    Ici tjrs ce temps pas sympa , pour nous pas besoin de clim, ou alors réversible!
    Grosses bises Jojo

    • Coucou notre Jojo luisant. C’est vrai que le retour est proche. Pour se réacclimater rien de tel qu’un stop à Bogotá ça nous rafraîchit les idées lol. Bises et à tout bientôt comme disent nos amis suisses