Nouvelle Calédonie : pas casser la tête.

La Nouvelle Calédonie est un archipel situé dans l’Océan Pacifique Sud, sa superficie est de 18575 km² et compte 278000 habitants. Elle comprend la Grande Terre « le Caillou » où se trouve, la ville principale  : Nouméa, les îles Loyauté (Lifou Maré, Ouvéa et Tiga), les îles Belep (Art, Pott, Dau Ac), l’île des Pins et plein de petits îlots non habités. La Nouvelle Calédonie se trouve à environ 17000 km de la France. Depuis les accords de Nouméa (5 mai 1998) la Nouvelle Calédonie a le statut de Pays d’Outre Mer, et elle est divisée en 3 provinces : la Province Sud : un peu moins de la moitié de la Grande Terre plus l’île des Pins (la plus peuplée et à majorité non-indépendantiste), la Province Nord (la plus grande et la moins peuplée) : l’autre partie de la Grande Terre + les îles Belep (majoritairement indépendantiste) et la Province des îles Loyauté (la moins peuplée et la plus petite : indépendantiste). C’est l’année prochaine que le référendum sur le futur statut de la Nouvelle Calédonie aura lieu (État associé à la France, indépendance, large autonomie au sein de la République française,…).

16 octobre, nous voici donc partis pour cette île où on parle français, où la monnaie est le franc (pacifique) mais qui n’est pas tout à fait la France comme nous pourrons le constater. Nous arrivons à l’aéroport international de Nouméa : Tontouta après 2h50 de vol depuis Sydney. L’arrivée sur le « Caillou » est belle : de superbes îlots entourés d’une mer bleue turquoise. Dans la navette qui nous emmène à notre Airbnb, nous discutons avec un couple qui vivait à Nouméa depuis 2001 et qui depuis avril réside sur l’ile de  Lifou. La jeune femme est instit sur l’île. Arrivés à destination, Stéphane, le propriétaire, nous accueille gentiment. L’appart. est sympa situé à ¼ heure à pied du centre de Nouméa. Après installation, nous partons faire quelques courses, puis descendons jusqu’au centre ville. C’est très vallonné, la ville est construite sur des collines, la plus haute, Montravel, culmine à 167 m  ou la la c’est très haut !!!. Nous ne faisons qu’une petite balade de repérage, nous reviendrons demain pour mieux visiter. Retour tranquille à l’appartement. Ce soir c’est la fête nous mangeons de la baguette : un plaisir simple.

17 octobre : Après une bonne nuit, nous avons l’agréable surprise de trouver pain et croissants apportés par nos propriétaires ! Vraiment sympas : nous apprécions. Aujourd’hui visite de Nouméa. Nous avons eu du mal à trouver l’office du tourisme, car  le plan de la ville en notre possession est assez fantaisiste ! Bon on finit par le trouver, le centre ville n’étant pas trop grand, la dame qui nous renseigne est très compétente. Nous nous baladons dans Nouméa, sur le port, etc… franchement pas vraiment emballés. Cette partie de la ville (le centre) n’est pas très jolie, pas très propre. Nous recherchons le bureau de renseignements pour les bus urbains : même punition que pour l’office du tourisme : pas à l’endroit indiqué sur la carte. Comme nous sommes de fins enquêteurs (😂) nous l’avons trouvé. Nous achetons nos billets afin de remonter à l’appartement en bus et ceux pour nous rendre à l’aéroport de Magenta demain (nous allons sur l’île des Pins), on a terminé nos grandes marches sous le soleil depuis l’Australie lol. Maintenant il faut trouver le bon arrêt (pas d’indication sur les poteaux) et ensuite le bon bus. Quand on vous dit qu’on est doué : on arrive à bon port. Youpie.

18 octobre : Stéphane, le propriétaire du Airbnb propose de nous emmener jusqu’à la gare routière (merci Steph), d’où nous prenons le bus pour l’aéroport de Magenta. A la descente du bus, nous cherchons l’entrée de l’aéroport (chercher va devenir un rite en Nouvelle Calédonie), des passants nous disent de passer par le trou pratiqué dans le grillage, en Nouvelle Calédonie pas besoin de se « casser la tête » !! Il y a beaucoup de vent, Marie sent que le vol va être mouvementé, heureusement il ne dure que 20 minutes, mais quand même. Et bien ça été, un peu secoué au décollage et à l’atterrissage, mais en vol : nickel, la vue en vol sur l’île est belle, telle que l’on la voit sur les prospectus des agences de voyage. L’aérodrome de l’île des Pins (Kunyié) est tout petit. Nous prenons la navette qui nous conduit au gîte Nataiwatch où nous avons réservé pour 3 nuits. Nous posons les sacs, mettons les tongs et filons à la plage qui se trouve à environ 200 mètres du bungalow, dans la baie de Kanumera. C’est très beau. Nous apprécions cette vue.

19 octobre : Il y a environ 2000 habitants sur l’île des Pins, essentiellement des Mélanésiens (environ 95 %) répartis en huit tribus. L’île mesure 14 km sur 18. Nous pensions pouvoir faire le tour de l’île à vélo, mais non, la voiture est le moyen le plus simple car même si l’île n’est pas très grande, il nous serait impossible de tout voir à vélo, même en 2 jours et en plus il fait très chaud. Aujourd’hui c’est à pied que nous découvrons les alentours. La route que nous prenons est bien ombragée, bordée d’arbres majestueux, nous arrivons de l’autre côté de la baie de Kanumera, puis juste en face la baie de Kuto que nous trouvons encore plus belle ! Rencontre avec un couple de canadiens qui, comme nous, fait le tour du monde, mais sur un voilier. Nous sommes des petits joueurs à côté d’eux : ils sont partis depuis 7 ans. La gendarmerie de l’île se trouve à côté de la baie de Kuto (Jérôme si ça te tente😜) près du quai où accostent de temps en temps des bateaux de croisières plein de “poken” (nom donné aux australiens par les Calédoniens).

les plages de Kanumera et Kuto :

Nous suivons la route qui va jusqu’aux vestiges du bagne. Ce bagne était destiné aux condamnés politiques, principalement ceux qui avaient participé à la Commune de Paris de 1871. 3000 communards sont envoyés à partir de 1872 à l’Île des Pins, dont la plus connue : Louise Michel. Il ne reste plus grand chose du bagne : l’ancienne prison, le château d’eau construit en 1894 (toujours en activité).

Les vestiges du bagne :

Nous rentrons tranquillement au gîte après quelques courses, puis plage et relax.

20 octobre : Aujourd’hui c’est location de voiture, une superbe « Logan » avec de la pub pour le gîte où nous résidons.

Nous nous rendons tout d’abord à la baie d‘Oro, pour aller nous baigner dans la piscine naturelle (protégée de l’océan par des rochers). Après un cheminement dans la rivière avec de l’eau au niveau des chevilles (même pas peur) nous arrivons enfin à la fameuse piscine. C’est top, l ‘eau y est translucide, dommage il y a beaucoup de vent ce qui rafraîchit l’eau. Masque et tuba et hop on regarde les petits poissons. Nous repartons avant que la foule n’arrive.

la piscine naturelle :

Prochaine étape la grotte d‘Oumagni (dite de la Reine Hortense : La reine Hortense, épouse d’un chef local, se serait réfugiée dans cette immense caverne pendant plusieurs mois en 1855 pour échapper à un conflit qui opposait les tribus de l’île). Le chemin qui mène à la grotte est tracé dans une végétation luxuriante (fougères arborescentes, manguiers, kaoris, cocotiers). A l’entrée de la grotte, il y a des stalactites géantes. Nous nous enfonçons dans la grotte guidés par la lumière du téléphone ayant oublié nos frontales au gîte, oh les aventuriers d’occasion. Quelques chauves-souris nous accompagnent jusqu’au fond de la grotte où nous retrouvons la lumière naturelle grâce à une ouverture dans le plafond creusée par les racines d’un banian.

La grotte d’Oumagni :

Nous reprenons la voiture pour nous rendre à la baie des Crabes, jolie, mais impossible de se baigner : trop vaseux. C’est bien nous sommes seuls face à l’océan. Maintenant direction Gwéa et la baie d’Ouaméo, puis la baie de la Corbeille.

Nous nous rendons jusqu’au cimetière des déportés (droits communs et politiques). Nous y trouvons inscrit le nom de Jean Berthet (petit rappel pour ceux qui  connaissaient son homonyme) mort en 1874, communard déporté politique en 1872.

Ensuite visite de Vao : unique village de l’île, dont l’église en bois a été construite en grande partie par des bagnards, puis Baie de St Maurice. Sur la plage, se trouve la statue de ce saint qui commémore l’arrivée des premiers missionnaires sur l’île. La statue est entourée d’une palissade de sculptures en bois réalisées par toutes les tribus de l’île.

Avant dernier arrêt à Pétéré (Baie d’Upi) où sont ancrées des pirogues.

Nous rentrons au gîte avec un dernier arrêt devant la baie de Kuto .

21 octobre : Départ de l‘île des Pins ce matin, pour la Grande Terre. Nous avons loué une Ford Fiesta afin de pouvoir visiter l’ile car il n’y a pas de réseau de bus structuré et fiable, ça changera d’une 208 réunionnaise (pour ceux qui connaissent lol). Nous voici partis pour une dizaine de jours de découvertes. Petite pause casse-croûte et partons à la recherche de la plage d’Enghoué où nous voulons faire trempette. Aucune indication comme souvent et, malgré notre carte routière, nous ne l’avons pas découverte ! ! Nous nous sommes retrouvés sur une piste qui menait au bout de la pointe Maa. Les paysages sont surprenants : ce n’est pas du tout l’image que nous avions de la Nouvelle Calédonie. Tout est sec, aride, malheureusement pas très beau. Après avoir retrouvé la route principale, nous allons jusqu’à la plage de Bouraké (Boulouparis) : belle vue, mais pas inspirés pour la baignade : beaucoup trop de vent. Puis de nouveau la route : paysage surprenant on se croirait au Far-West (ici ce serait plutôt le Far-East), des troupeaux, de l’herbe sèche, des vielles éoliennes américaines.

Nous allons jusqu’au bout de la presqu’île de de Ouano, beau paysage, on s’amuse à patauger dans de l’eau tiède . 😜

Puis direction la chambre et table d’hôtes : Couleur Mangue à La Foa, tenue par Liliane une ex-lyonnaise installée en NC depuis 5 ans. Elle nous a cuisiné des brochettes de poisson (Saumon des dieux et espadon) avec du riz coco et gratin de chouchoute (christophine), et une glace en dessert. Tout est fait maison. Un super bon repas. On recommande : très bonnes prestations, accueil excellent. Nous avons même pu faire notre lessive (pas de self laveries en Nouvelle Calédonie ).

22 octobre : Après le petit-déjeuner pendant lequel nous avons bien discuté avec deux touristes de Nouméa, nous partons en direction de Bourail. Nous voulons visiter le fort de Teremba, mais exceptionnellement fermé aujourd’hui : pas de pot. Nous allons sur la plage de Tanghi (sur la baie de Téremba). Le temps est « moyen moins » et n’incite pas à la baignade. Puis à nouveau la route avec arrêt à Nessadiou au cimetière néo-zélandais où 242 soldats sont enterrés et 449 noms d’aviateurs disparus inscrits sur le monument. Ces militaires étaient basés en NC pendant la deuxième guerre mondiale et sont décédés lors des combats contre les Japonais. Puis nous allons jusqu’à la plage de Poé (longue de 11 km). Nous barbotons car c’est marée basse, et il n’est pas possible de nager : peu de profondeur. Nous partons jusqu’au gîte que nous avons réservé pour deux nuits. Prévoyant l’absence de restau, nous avions anticipé en faisant quelques courses au cas où et bingo : le propriétaire ne fait plus table d’hôtes, et ne sert plus de petit-déjeuner les lundi et mardi matin !!!. (pas de bol, ce sont les deux matins où nous y sommes). Nous avons fait une grande balade sur la plage de la Roche Percée qui se trouve à 200 mètres de notre gîte, avant de déguster notre super repas (lol).

23 octobre : il pleut, du coup nous restons au gîte tranquillement. En début d’après-midi, nous allons jusqu’au musée de Bourail. Ce musée retrace l’histoire de la région, la culture traditionnelle kanak, ainsi que l’histoire du bagne de Nouvelle Calédonie. Le musée se trouve dans l’ancien bâtiment des subsistances du bagne, construit par les bagnards. On y trouve même une guillotine en état de marche (100 personnes furent décapitées en Nouvelle-Calédonie entre 1867 et 1940 (dernière exécution). Il y a également une exposition sur les pétroglyphes (dessin symbolique gravé sur de la pierre), les pétroglyphes calédoniens ont la particularité d’être exclusivement géométriques. Visite très intéressante et enrichissante. Le temps est meilleur, nous partons faire la balade des trois baies en bord de mer. Nous avons de la chance (enfin) car les sentiers de randonnées sont normalement fermés à cause des risques d’incendie (nombreux en ce moment sur l’île). C’est une très jolie balade, on domine la mer par endroits. On rencontre un jeune couple de métropole très sympa pour des échanges sur les voyages et la NC.

le rocher du Bonhomme à Bourail :

circuit des 3 baies : baie de la roche percée, baie des tortues et baie des amoureux !

24 octobre : nous quittons  Bourail en direction de Koumac (province nord), les paysages ne sont pas géniaux. Serions-nous devenus difficiles ? Nous nous arrêtons à Voh (la fameuse photo de Yann Arthus-Bertrand : le cœur dans la mangrove, mais qu’on ne voit plus malheureusement la mangrove ayant évoluée). On aperçoit des mines de nickel haut dans la montagne. Petite balade jusqu’à la marina de Koumac avant de nous rendre à l’Escapade du Nord où nous logerons deux nuits. Joli endroit au calme avec piscine. Ce soir au repas : pizza (Daniel est enchanté).

25 octobre : en route pour le « grand Nord » de l’île. Il fait un temps magnifique. Les paysages sont superbes, des roches de couleurs différentes : jaune, blanc, rouge, brun. A un moment la route goudronnée disparait et ce n’est que de la piste. Nous roulons jusqu’à l’extrême nord ouest de l’île, en face de l‘île Baaba, puis reprenons la piste pour nous rendre au relais de Poingam. Tout le monde ici possède d’énormes 4×4 (on comprend l’utilité) et se salue d’un signe de la main lors des croisements.  En chemin on verra un beau cheval mort sur une plage, drôle de rencontre, puis après une bonne bière bien fraiche au relais nous nous baignerons dans une eau à 25°. Pour Évelyne et Richard on est au regret de préciser qu’on a renoncé à la tartiflette à la langouste because trop chaud, mais peut être une autre fois lol. Après cette halte bien agréable, nous partons en direction de Poum, où nous pique-niquons au bord de la baie. Sur la route du retour, nous récupérons deux jeunes auto-stoppeurs (Sébastien et Céleste) qui visitent la Nouvelle-Calédonie à vélo ou en stop. Sébastien est français et Céleste australienne, naturellement on a parlé voyages jusqu’à Koumac.

26 octobre : Nous quittons Koumac en direction de Hienghène sur la côte est en plein cœur du pays kanak. Nous traversons le nord de l’île par les montagnes, les paysages sont « lunaires », la route est une vraie route de montagne avec de beaux virages et surtout de belles grimpettes. Nous avons une pensée pour Sébastien et Céleste qui l’ont faite à vélo 🚵 bravo. On est mieux en voiture et puis à notre âge on doit s’économiser !!!!. Nous passons le col de Crève Cœur (253 m), puis le village de Ouégoa. C’est un petit village de brousse bien paisible, où le temps semble s’être arrêté. Le Diahot (le plus long fleuve de la Nouvelle Calédonie : 90 km) passe dans le village, où vivent 17 tribus (env 2000 personnes). Nous voici sur la côte est de l’île. La route suit la mer. Ici la végétation est beaucoup plus luxuriante grâce aux alizés. Nous nous arrêtons sur la plage de Maamaat : c’est ici que James Cook débarqua le 4 septembre 1774. Ensuite arrêt à l’église de Balade, où fut assassiné un des premiers prêtres évangélisateurs le 19 juillet 1847 (les vitraux de l’église relatent cet assassinat). C’est à Balade que l’amiral Auguste Febvrier Despointes prend possession de la Nouvelle Calédonie au nom de la France le 24 septembre 1853. Pause pique-nique sur une toute petite plage avec un très joli panorama devant nous. Arrêt à la cascade de Colnett, rien n’est indiqué comme toujours en NC heureusement une dame sympa nous confirme qu’on est au bon endroit. Les paysages sont jolis bien que gâchés par les traces de nombreux incendies. Pour arriver à Hienghène, nous devons traverser l’embouchure de la rivière Ouaïème par le bac (dernier bac de Nouvelle-Calédonie). Il a plusieurs fois été question de construire un pont à cet emplacement. Mais ce lieu étant considéré « tabou », donc sacré pour les kanaks, il n’est pas question de remplacer le bac par un pont. Selon les croyances, les ancêtres viendraient se réincarner en poisson au niveau de l’embouchure de la rivière. Nous voici arrivés à Hienghène. Hienghène était le fief de Jean-Marie Tjibaou (leader indépendantiste qui avait signé les accords de Matignon, et qui fut assassiné le 4 mai 1989). Ce village de 2000 habitants est réputé pour ses falaises de calcaire noir aux formes spécifiques (Falaises de Lindéralique), la Poule Couveuse est la plus connue. Nous avons réservé 3 nuits à l’hôtel « Koulnoué village » où nous allons nous la couler douce. Notre bungalow, en forme de case traditionnelle, se trouve à 50 mètres de la plage.

27 et 28 octobre : Nous fêtons nos 6 mois de voyage : c’est à dire que nous ne faisons rien, seulement nage dans l’océan et dans la piscine, relax face à l’océan, petite bière…… Que du bonheur.

Ce matin, rapide déplacement à l’épicerie du village « le 6à7 » pour le repas de dimanche soir à Poindimié, car tout sera fermé ce jour là.

En fin d’après midi, petite balade direction le village. On croise un habitant avec un fusil en bandoulière et une belle machette à la main, ça surprend toujours les européens vivant dans une société hyper protégée. On remarque aussi les femmes kanakes avec leurs robes « missions », les curieux rechercheront la définition sur le net.

la Poule Pondeuse de Hienghène :

la vue depuis notre chambre :

29 octobre : Départ pour Poindimié. Les deux villages ne sont pas très loin l’un de l’autre, mais nous ne voulons pas faire trop de route pour les raisons déjà expliquées. Nous commençons par retourner jusqu’au bac pris l’autre jour, afin de revoir la côte sous le soleil : c’est beaucoup plus joli, avant de nous diriger sur Poindimié. Nous ferons plusieurs arrêts pour admirer les paysages, avant d’arriver au gîte Newejié. Ce gîte est construit sur un terrain que la tribu Nessapoé a laissé en concession aux gestionnaires du gîte, mais il ne leur appartiendra jamais (ni ce qu’ils ont construit). A la mort de leurs enfants, tout reviendra à la tribu. Selon le droit coutumier kanak la terre est incessible. Après installation, nous allons à la plage pour nous baigner l’eau est à 26°C. Tout va bien pour nous, on vous remercie 😇. La nuit est superbe, comme il n’y a aucune lumière extérieure, le ciel étoilé est vraiment magnifique. Nous sommes au milieu de nulle part : seuls les bruits des animaux nocturnes, c’est fantastique.

30 octobre : nous retournons sur la côte ouest. Nous longeons la côte en passant par les villages de Pomérihouen, Houailou, Poro. Là nous prenons la route dite « route des mines« , car elle dessert les grandes exploitations de Nickel (ressource première de la Nouvelle Calédonie). Les paysages sont vraiment différents, la couleur rouge de la latérite prédomine. Nous ne sommes pas dérangés par les voitures : aucune voiture vue jusqu’au village de Kouaoua où d’ailleurs il n’y a rien à voir non plus. Puis continuons notre chemin par la route des montagnes.

Nous arrivons à Moindou où nous allons visiter le fort de Téremba. (pour ceux qui ne suivent pas c’est le fort que nous n’avions pas pu visiter le 22). Cette visite permet de mieux comprendre l’histoire du peuplement de la NouvelleCalédonie. Le fort a été bâti en 1871 et a servi à la fois de quartier général à l’armée française qui a réprimé l’insurrection kanak de 1878, et de pénitencier jusqu’à la fin des années 1890. Le fort est vendu à un particulier en 1919 et laissé à l’abandon. En 1989, le fort a été racheté par la commune de Moindou et après rénovation, il sera classé comme monument historique. La visite s’avérera très intéressante. Après cette visite nous allons au gîte les Nautilus où Mireille nous accueille. Après installation : vite dans la piscine. Mireille et Gina nous ont préparé un super repas avec un extra pour Marie : du crabe tout frais que Gina avait pêché (Daniel s’est sacrifié comme toujours et a renoncé à manger du crustacé lol). Beau moment d’échanges avec de belles personnes, avant une bonne nuit de sommeil.

31 octobre : Après un super petit déjeuner à la hauteur du repas d’hier soir, nous prenons la route transversale sud pour nous aller à Thio (côte est). Nous prenons notre temps. Nous traversons les montagnes : de jolis paysages, mais dommage, beaucoup d’incendies (très souvent volontaires parait-il) ont abimé les montagnes. Quel gâchis, la Nouvelle Calédonie qui subit déjà une énorme sécheresse, est brûlée de partout. Nous arrivons à Thio où fut créée la Société Le Nickel (SLN) en 1880. C’était un centre minier très vivant, avant que toutes les activités de transformation du nickel ne soient déplacées vers Nouméa. La SLN exploite toujours le nickel sur cette commune. Depuis 1985, Thio est devenu un fief indépendantiste (de nombreux non-Mélanésiens ont quitté ce village). Nous prenons la route qui nous conduit le long de la côte oubliée, du moins jusqu’à la tribu de petit Borendy. C’est là que la route devient piste pour aller à Yaté. C’est, à notre avis, un des plus beaux paysages de la Nouvelle Calédonie. Nous nous posons sur la plage de Port Bouquet pour un pique nique et pour une baignade seuls dans la mer. Ensuite nous allons au gîte que nous avons réservé à la Ferme de Thio. Nous sommes logés chez le dernier fermier Caldoche de Thio : Christian et sa conjointe Nadège. Nous qui ne voulions pas dormir en tribu et bien nous avons eu droit à un hébergement chez un « Broussard » avec des conditions rudimentaires. Nous avons dormi habillés, les draps semblaient avoir déjà hébergé du monde avant nous. Mais nous avons eu un accueil très chaleureux.

1er novembre : Notre nuit fut agitée : nous avons une bataille avec une armée de moustiques. Bataille que nous avons gagnée (merci les prises anti-moustiques). Le petit déjeuner fut un moment d’échanges avec nos hôtes qui nous ont fait part de leur crainte quant à l’avenir de la Nouvelle Calédonie.Voilà le tour de la Grande Terre est terminé. Nous rejoignons Nouméa. Nous allons pique-niquer à l’Anse des Citrons, puis reprenons la voiture pour faire le tour du grand Nouméa (il pleut des cordes), ensuite nous rejoignons le Airbnb que nous avons réservé à Tina. Nous sommes très bien accueillis par Alain le propriétaire qui vit en Nouvelle Calédonie depuis 20 ans. La vue est superbe depuis la maison.

2 novembre : nous n’avons pas fait grand chose aujourd’hui, si ce n’est une belle balade au bord de la mer, coiffeur pour Marie et quelques courses. Une belle journée de vacances à buller comme on apprécie de temps en temps .

3 novembre : Dernière balade de découverte : en route pour le grand sud de l’île. Nous passons par Plum, Prony, allons jusqu’à Port Boisé. Malheureusement impossible d’aller jusqu’à la mer, un hôtel écolo-lodge ayant squatté l’endroit. Nous verrons l’énorme usine métallurgique Valé (Nickel). Nous voulons continuer directement jusqu’à Yaté par la route indiquée sur la carte. Mais ce n’est plus de la route c’est une piste en cailloux pour camions et gros 4×4 locaux. Nous sommes obligés de faire demi-tour et de reprendre la grande route pour Yaté. Les paysages sont fantastiques, les routes superbes. Des kilomètres de montagnes sans âme qui vive. Nous passons au bord du lac artificiel du barrage de Yaté dont la superficie est de 40 km². Du fait de la sécheresse, l’eau est au plus bas ce qui donne des paysages lunaires. Belle découverte. Pour Yannick et Catherine on regrette mais on n’a pas eu le temps de suivre votre conseil de passer dans un « nakamal » mais on prévoit d’aller un de ces jours au Vanuatu ou en Papouasie Nouvelle Guinée et on pourra tester.

4 novembre : Départ demain pour la Nouvelle Zélande et ce matin corvée nettoyage de la voiture (elle en a vraiment besoin). Puis nous allons visiter le Centre culturel Tjibaou destiné à promouvoir la culture kanake. Il a été conçu par l’architecte italien Renzo Piano (Centre Pompidou à Paris, Aéroport Kansaï à Osaka). Nous parcourons le chemin kanak, l’aire coutumière qui comporte 3 cases traditionnelles une pour le Sud, une pour le Nord et une pour les îles. Puis visite des 3 villages constitués par 10 bâtiments symbolisant des cases traditionnelles qui servent de lieux d’exposition pour les arts premiers des pays d’Océanie.

Ce site mérite d’être visité. Bon après tout ça il faut quand même rentrer à l’appartement pour préparer le départ, décollage à 8 heures pour Auckland.

 

On a passé trois semaines en Nouvelle Calédonie, et globalement on a bien apprécié l’Ile et ses habitants . On a parcouru 2000 km et bien aimé les parties Nord, Est et le Sud de Nouméa. La partie Ouest est moins intéressante, tout comme l’ile des pins, les calédoniens rencontrés conseillant plutôt l’ile d’Ouvéa. Nous avons remarqué que  la vie est assez cool (« pas se casser la tête, on est dans le pacifique ») et été un peu surpris de voir les magasins, concessions automobiles, services postaux et autres… fermés le samedi et le dimanche tout comme en Australie d’ailleurs. Mais bon, les locaux semblent apprécier leur qualité de vie, leur niveau de vie assez élevé et ne paraissent pas envier du tout la vie agitée de la métropole.

Bon après ces grandes réflexions philosophoéconomiques, on va découvrir le pays des kiwis et des moutons dès demain.

Prochaines news depuis la New Zealand à 2H30 d’avion de Nouméa.

 

26 réflexions sur “Nouvelle Calédonie : pas casser la tête.”

  1. Je ne cesserai jamais de vous remercier pour tout le travail que vous effectuez pour nous tenir au courant de toutes ces journées formidables que vous savez si bien partagées.
    On rêve, on se balade et on apprend plein de choses grâce à vous.
    Je ne dirai pas que vous êtes en retraite mais vous travaillez d’une autre façon… c’est beau quand même !!!
    Comment trouvez vous la N-Zélande? Florian m’a toujours dit que c’était le plus beau pays qu’il ait jamais vu : mais il avait vu moins de pays que vous.
    Bonne continuation et profitez…
    Bisous et encore bisous

    • Coucou Marie-France toujours un plaisir de te lire. Et merci pour tes appréciations. La Nouvelle-Zélande est très belle. Par contre son climat est un peu difficile. Mais on y est bien.
      Grosses bises

  2. Coucou les globes-trotteurs, Toujours aussi passionnant vos péripéties, toujours de belles photos et toujours autant de commentaires bien fournis, Merci. Nous voyageons par votre intermédiaire !!
    Je vois que vous allez la forme et que malgré les divers changements de nourriture, vous ne dépérissez pas…. Gros bisous et bonne continuation.

    • Coucou à vous deux. Merci d’apprécier notre blog. On est contént d’avoir de vos nouvelles. Tout va bien. Jacques ici la biere est super bonne 🍻
      On vous embrasse bien fort.

  3. Coucou !!! Vous n’allez jamais revenir en France si vous continuez comme çà !!!! Profitez les zozos !!! Eric 🙂

  4. c’est toujours avec plaisir que je lis votre épopée. Gros bisous du Blyde river canyon (ZA),jml

    • ON voit que tout va bien pour vous. Ayez une pensée pour mon père : il chantait toujours une chanson qui parlait du Transvaal. Gros bisous d’Auckland.

  5. ça fait plaisir de manger du pain et viennoiseries et de sauc ( la France ça manque !!!!! )
    vous allez dans un pays merveilleux pour nous a+
    bisous

  6. quel plaisir de vous lire, profitez bien . nous vous embrassons

  7. C’est trop chouette de vous voir si bien ! On vous embrasse fort fort fort 💪

    • Merci Doudou, Oui on apprécie tous les jours notre chance. Daniel dit «  »mais vivement que ça se termine (LOL) » » tu le connais il ne peut pas s’empêcher de dire des âneries.
      On vous embrasse très très fort aussi et prenez bien soin de vous.

  8. Hello les globe-trotteurs!
    Un coucou de Montanges! Continuez à nous faire voyager et rêver! On prend des notes pour faire la même chose un jour (qui sait!)
    Bisous à vous!

  9. Que de merveilles, on continue notre voyage avec vous… merci pour tout ça !!! gros bisous à vous deux

    • Super si tu veux tu peux venir nous rejoindre, on est en Nouvelle Zélande : il y a de la place pour tout le monde. Gros bisous à vous deux aussi

  10. Avec un descriptif aussi précis, je voyage un peu par procuration.les photos sont superbes.
    Bonne suite de découvertes!

  11. déjà 6 mois!! quand je vois la richesse de vos journées et de vos nuits, je me demande comment vous allez un jour pouvoir reprendre la vie normale en haute savoie…

    profitez bien! on voit que c’est l’éclate!!!!!

  12. Encore de très belles photos mais ce que Clem kif le plus c’est la voiture « océan » avec la tortue de mamie papie. Il veut la même 😀
    Bisous de nous

    • Et oui une voiture avec une tortue Mamie n’a pas pu résister. Clément demande à papa qu’il colle le même décor sur la sienne. Elle sera trop classe. Bisous très forts de Mamie et Papox